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Actualité Olivier Destrebecq pour une laïcité pragmatique

Publié le 03 juillet 2009

Si Antoinette Spaak entend préserver la sérénité des débats, la polémique fait déjà rage... Et nombreux sont ceux qui sont suggérant d'emblée que le Parlement devra trancher la question du port des signes religieux ou philosophiques par les élus...

Ma position sur le sujet est opposée à celle de l'interdiction à tout prix. Je prône en effet une laïcité pragmatique et non dogmatique : une laïcité positive, respectant le choix des électeurs, faisant le pari de l'intégration, et refusant toute forme de racisme.

Je suis, il est vrai, opposé aux signes extérieurs dans les écoles ou dans les administrations, mais je tiens à rappeler qu'un Parlement est la maison de tous les citoyens, qui ont élu leurs représentants selon leur idéologie et leurs convictions.

Comme le souligne très bien le politologue Pierre Verjans (ULg), exiger la neutralité de la part des élus nuit à la démocratie : « Les représentants du peuple sont élus pour leurs convictions politiques, philosophiques ou religieuses ; qu'ils les affichent ou pas n'y change rien. On ne leur demande pas d'être neutres. Et c'est heureux pour la démocratie ! »

Il suffit d'observer les résultats du MR à Bruxelles : nous sommes certes premier parti mais nous perdons un siège, alors qu'un autre parti, tiens le Cdh, en gagne un...Nos positions à l'égard des nouveaux citoyens et de la diversité culturelle doivent à l'avenir être reprécisées et notre liste doit davantage illustrer cette diversité dont Bruxelles est si riche.

La réelle question à se poser ne serait-elle pas la responsabilité du Cdh dans la réintroduction des signes religieux au Parlement ?

Poser la question, c'est y répondre...

Destrebecq Spaak